Sens doit son nom à un peuple gaulois, les Sénons, qui entrent dans l’histoire en s’emparant de Rome sous la conduite de Brennus… C’est l’antique Agedincum où César séjourna avec ses légions… Elle devint une florissante cité gallo-romaine qui s’entoure d’imposantes murailles après les invasions du IIIème siècle.
La capitale impériale de la Grande Sénonie resta au Moyen Âge la métropole d’une vaste province ecclésiastique comprenant les diocèses de Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes. Les XIIème et XIIIème siècles furent des périodes glorieuses, avec la construction de la cathédrale, le concile où s’affrontèrent saint Bernard et Abélard, le séjour du Pape Alexandre III, celui de Thomas Becket, le mariage de Saint Louis et de Marguerite de Provence…
Après les ruines de la guerre de Cent Ans, la ville retrouva de sa splendeur au XVIème siècle qui nous a légué le transept de la cathédrale, le palais des archevêques, la maison d’Abraham… Mais les guerres de Religion et la création de l’archevêché de Paris en 1622 firent perdre son rôle de premier plan à Sens qui ne garda sous son autorité qu’Auxerre, Nevers et Troyes.
Une certaine prospérité revint au XVIIIème siècle comme en témoigne l’édification de nombreux hôtels particuliers. La cité où fut inhumé le Dauphin, fils de Louis XV et père de Louis XVI, sortit affaiblie de la Révolution et de l’Empire. Le renouveau s’amorça pendant le XIXème siècle, avec notamment l’arrivée du chemin de fer.
La Troisième République affirma cette prospérité retrouvée avec la construction du marché couvert et du théâtre, puis de l’hôtel de ville…
Entre les deux guerres, l’ampleur de la foire du 30 avril confirma le rôle économique de la cité qui, aux confins de la Bourgogne, de la Champagne, de l’Ile-de-France et de l’Orléanais, est devenue un carrefour autoroutier et une ville rayonnante, alliant la richesse de son patrimoine au charme de ses parcs et jardins.